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Percez les secrets de la Perse antique en Iran

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En voyageant en Iran, Susanne a découvert un pays coloré, accueillant, aux traditions qui varient d’une ville à l’autre. Une parenthèse enchantée au coeur de l’ancienne Perse !

C’est après avoir vu une magnifique exposition sur les jardins orientaux que Susanne a décidé de partir à Ispahan et Shiraz, deux capitales historiques de l’Iran. Elle est partie en individuel, sans souci, car le pays est sûr et parce qu’il est tout à fait possible de s’en sortir avec quelques mots d’anglais !

 

Persépolis, l’éternelle

 

Il y a un peu plus de 2 500 ans, l’empire perse dominait le monde connu. Tous les ans, les rois de tous les pays soumis venaient, à l’occasion du nouvel an zoroastrien, pour payer leurs impôts. Pour ne privilégier aucun souverain, Darius I. construit un ensemble monumental en plein désert. Qui ne sert que quelques jours par an.

Sur les frises, tous les peuples soumis défilent, et on est étonné d’y trouver les Egyptiens, les Indiens, des Africains, les peuples du Sud de la Russie actuelle, en plus de tous les pays orientaux bien sûr. Ils sont accompagnés de girafes, de vaches bossues, de défenses d’éléphants… Lorsqu’Alexandre le Grand incendie Persépolis, il vide d’abord les trésors avec l’aide de 5 000 chameaux et 10 000 mulets !

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C’est probablement l’endroit le plus touristique en Iran, mais seuls 600 000 touristes se rendent tous les ans en Iran : même à Persépolis, l’affluence est tout à fait supportable.

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Persépolis se trouve à 70 km de Shiraz, ce qui se traduit par 2 heures de route dans la chaleur du désert. Les taxis sont ravis de vous accompagner pour une vingtaine d’euros et de vous faire découvrir les autres sites archéologiques de la région, dont Pasargades et les tombeaux creusés dans les montagnes.

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Le charme des jardins de Shiraz

 

Shiraz est une ville « de Province », bruyante et polluée. Les policiers qui tentent désespérément de réguler la circulation portent des masques ! On se réfugie donc dans les jardins comme le jardin botanique d’Eram. Perdez-vous dans les bosquets loin des entrées et vous rencontrerez la jeunesse qui flirte dans une discrétion toute relative. Les filles portent un foulard, mais à chacune ses choix, qui vont de la longueur et de la coupe plus ou moins cintrée du manto (la tunique-manteau) au brushing sous le foulard plus ou moins couvrant.

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Pour trouver un des ces jardins paradisiaques (le mot « paradis » signifie « jardin » en langue perse), il faut oublier ses habitudes occidentales. Vous voyez une forteresse ? A l’intérieur se cache un immense jardin. Vous acceptez de vous perdre dans les allées du bazar ? Soudain, un jardin. Un bed & breakfast ? C’est une maison construite autour d’un jardin !

Et n’oubliez pas de visiter le mausolée de Hafez érigé en mémoire du poète persan !

 

En Iran, Mille et une saveurs à découvrir

 

Au premier abord, la cuisine iranienne semble répétitive. Des brochettes (toujours délicieuses) et du riz. Et en tant que touriste, elles sont difficiles à contourner. A Shiraz, les restaurants proposent des buffets de salades et dans le reste du pays, il faut commander une « shiraz salad » pour obtenir autre chose que quelques feuilles de salade avec de la mayonnaise.

 

Cependant, en cherchant un peu, on trouve des saveurs toujours surprenantes. De l’occident, l’Iran ne connaît que Coca-Cola et Pepsi. Ici, on boit de l’eau aromatisée à la rose, au bigaradier, à la grenade… Les glaces et le sucre pour le thé sont parfumées au safran. Les figues se consomment sèches.


Le ragoût familial s’appelle dizi : beaucoup de légumes, de pois chiches et très peu de viande. Le tout est servi dans un pot en hauteur et avec un pilon pour écraser le plat avant de le consommer à la cuillère.

Ispahan, la merveilleuse

 

Ispahan a tous les charmes. Vous y découvrirez les plus belles mosquées du monde, où chaque carrelage est inouï. Comment résister à la beauté de la mosquée royale d’Ispahan sur la place de l’Imam (Naqsh-e Djahân) ?

Des palais du 17e siècle où l’ascension dans les étages, périlleuse à cause de la hauteur des marches, permet de découvrir des salles spécialement décorées pour mieux rendre les sons des concerts. Un autre palais, dit « au 400 colonnes » est doté d’un système de climatisation révolutionnaire.

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Crédit Photo : © S. Brouchet / Blondinrikard Fröberg / Nahid V 

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