tour du monde - écovolontariat

Un voyage écovolontaire, c’est quoi ?

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En plein dans ses préparatifs de tour du monde, Maude a pris le temps de partager sa vision de l’écovolontariat avec nous.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l’écovolontariat ?

Dans le langage courant, l’écovolontariat peut se résumer en « bénévolat pour la Nature ». L’écovolontaire va travailler bénévolement pour une association ou une organisation environnementale. Il s’agit souvent d’un travail à plein temps durant une période donnée allant de 1 semaine à plusieurs mois. C’est pour cela que la plupart du temps, l’écovolontaire est invité à vivre sur le lieu de sa mission.

Pour rester succincts, nous ne vous parlerons pas de la définition juridique de l’écovolontariat, qui quant à elle, est un peu différente !

tour du monde - écovolontariatEn quoi est-ce un « voyage utile » selon vous ?

Le bénévolat pour la nature (ou écovolontariat) est une activité très enrichissante et intéressante pour ceux qui la pratiquent. Il permet d’être acteur de la sauvegarde de la faune et il est un bon moyen de mieux comprendre les enjeux entre la Nature et la société actuelle. C’est aussi une aventure enrichissante pour les proches avec qui nous la partageons car ils vivent tout cela avec nous, même si c’est par procuration. Les associations aussi y trouvent un intérêt car c’est un excellent moyen pour elles de mener à bien leurs missions et de partager le combat qu’elles mènent.

En France, l’écovolontariat est encore assez méconnu en comparaison avec d’autres pays. Nous souhaitons que cette pratique se développe pour que les « voyages utiles » se popularisent.

Vous partez avec votre compagnon faire un tour du monde écovolontaire. Quelles sont les associations dans lesquelles vous souhaitez vous investir ?

Nous avons contacté de nombreuses organisations environnementales avant de prévoir nos étapes. Aujourd’hui, nous savons où nous serons écovolontaires, pour quelles missions et durant combien de temps.

En Mongolie, nous étudierons avec les scientifiques les chevaux de Przevalski, une espèce aux origines préhistoriques réintroduite à l’état sauvage depuis les années 1990.

Nous irons en Thaïlande, pour travailler dans un centre de faune sauvage qui recueille entre autres de nombreux gibbons. Ces singes très sensibles sont souvent arrachés à leur mère pour servir d’« attire-touriste ». Nous aiderons donc à entretenir le centre pour que les animaux recueillis se sentent le mieux possible, réapprennent à vivre et puissent un jour être relâchés dans la Nature.

Au Costa Rica, de nombreux paresseux sont victimes des routes et de la déforestation. Il s’agira de s’en occuper dans un centre de faune sauvage.

L’étape suivante est la Bolivie où le trafic d’animaux sauvages pour en faire des animaux de compagnie bat son plein. Nous travaillerons dans un centre recueillant principalement des singes et des grands félins. Nous entretiendrons le centre mais nous proposerons aussi des jeux aux animaux pour qu’ils retrouvent le goût de vivre et leurs instincts sauvages.

Au Brésil, nous irons à la rencontre des loutres à longue queue. Certaines blessées ou orphelines sont recueillies dans un centre, d’autres, à l’état sauvage, sont étudiées afin d’être mieux protégées. Nous travaillerons donc au centre mais également en pleine nature.

Aux Comores, nous irons dans une petite île où nous surveillerons la ponte des tortues de mer et étudierons une population de lémuriens.

Nous irons en Afrique du Sud pour secourir des manchots et d’autres oiseaux marins victimes des activités humaines comme la pollution.

Et pour finir, nous nous rapprocherons de l’Europe pour étudier la migration des rapaces en Géorgie.

tour du monde - écovolontariat

Comment vous êtes-vous préparés aux différentes missions ? 

C’est une question très large ! Nous avons sûrement autant de préparatifs que pour un tour du monde « classique » en sac à dos par exemple : les vaccins, les visas, l’équipement adapté à des climats variés… Mais, dans notre cas, nous devons en plus prévoir certains besoins pour nos missions d’écovolontaires.

Pour ce qui est du matériel nous avons prévu quelques objets spécifiques, comme des jumelles, une longue vue ou une lampe à lumière rouge pour ne pas perturber le déplacement des tortues marines sur la plage.

Les organisations ne demandent pas de formation préalable pour les missions d’écovolontariat : elles forment sur place. Inutile donc de réviser ! Si les bénévoles ont déjà un bagage professionnel dans le milieu environnemental comme c’est notre cas, c’est simplement un plus !

Nous avons surtout beaucoup étudié les associations et les missions proposées pour être sûrs de faire les bons choix.

Pour participer au financement du Tour du monde ecovolontaire de Maude et Fabrice, c’est par ici => https://www.kisskissbankbank.com/ecolybride-tour-du-monde-en-ecovolontariat–3

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